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Symbole
Sceaux templiers
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Symbole : sceaux templiers
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Depuis des temps immémoriaux, le sceau représente la marque du pouvoir, de l'autorité.

La principale matrice des templiers, véritable marque de commandement, était appelée bulle ou boule. Elle était en argent, composée de deux flans unis par une charnière. Elle permettait de couler du plomb pour y mouler à la manière d'une gauffre, le grand sceau magistral. Elle était conservée soigneusement dans une bourse en cuir, ou borse, sous une serrure à trois clés. Celles-ci étaient confiées au grand maître et à deux hauts dignitaires. En l'absence du grand maître, le sénéchal en avait la garde. En cas de vacance de la maîtrise, la charge en revenait au commandeur.

Hormis la boule en argent, il existait également une matrice ronde et plate, coulée dans du cuivre ou du bronze. Elle mesurait entre 25 et 30 mm de diamètre. Au dos, était soudé un anneau ou une oreille de métal qui se rabat au moyen d'une charnière. Tenue entre les doigts, elle permettait ainsi de presser correctement la cire molle.

En ce qui concerne les couleurs de cire, celles-ci avaient une signification particulière :
- Cire verte : celle que l'on retrouve le plus souvent dans les archives, au bas d'un document templier. Elle était réservée aux documents originaux de contrats irrévocables ou engagements des parties pour une longue durée, à tout acte de vente ou cession de biens.
- Cire jaune (cire naturelle) : pour les conventions temporaires, caduques, la correspondance courante.
- Cire brune : pour les copies des actes, les confirmations d'actes antérieurs, les doubles.
- Cire rouge : employée plus rarement, pour les affaires se rapportant à la règle, aux actes de justice.
- Cire noire : utilisée pour litiges (protestations, réclamations, déclarations hostiles).
La cire médiévale était malléable comme de la pâte à modeler. L'écrivain ou le garde-sceaux en prenait une boule, la trempait dans l'eau chaude afin de la rendre plus molle. Après un pétrissage pour lui donner la forme et la dimension voulues, elle était appliquée sur le lacet de cuir, les fils tressés ou les rubans multicolores qui attacheraient l'empreinte au parchemin. La matrice était alors pressée pour en laisser l'empreinte, éventuellement complétée au verso par un contre-sceau (souvent le chaton d'une bague d'où sa forme ovale et ses dimensions réduites).

Nous n'avons pas la prétention de faire ici une étude complète des sceaux de l'Ordre du Temple, mais d'en présenter quelques uns, connus ou méconnus.

Pour en savoir plus :
Les Sceaux Templiers
Paul de Saint-Hilaire
Editions Pardès
ISBN : 2-86714-110-9

L'original est un sceau ovale de 15 x 13 mm. Légende en capitales romanes entre deux cordons :

+ : SECRETVM : TEMPLI :

Elle signifie "Contre-sceau du temple".

Utilisé par les précepteurs de France André de Coloors, "Domorum Templi in Francia Preceptor" et Aimard, entre 1214 et 1235.

Le sceau comporte un Panthée, animal mythique (tête de coq tournée vers le ciel, jambes se terminant en corps de serpents). Il présente également les caractères I A et . Il s'agit de l'initiale de Jésus, avec l'alpha et l'oméga, vision gnostique du Christ tirée de l'Apocalypse, qui se montre ici avec son bouclier, protecteur de ses adeptes. Le Panthée tient également un fouet de l'autre main, signe du grade du détenteur du sceau, comme le tablier ? Les sept étoiles représentent le mot "Abraxas". Ce personnnage se trouvait également dans les sceaux de Louis le Jeune (Louis VII), Margueritte de Flandre, Rotrou, archevêque de Rouen...

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L'original est un sceau rond de 25 mm de diamètre. Légende en capitales romane entre deux cordons :

+ S- PVINCIE ET : ARAGONIS

Le dernier "S" est inversé. Ce sceau a été utilisé par Fulcon de Montpezat, maître d'Aragon, en 1224.

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L'original est un sceau rond portant une croix, une fleur de lys et une légende en capitales romanes entre deux cordons :

+ S- FRATRIS G...

Ce sceau a été utilisé par le frère Giraud de Chamaret en 1234 (Provence).

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Ce sceau est une partie de la boule du Temple. Au recto, les deux chevaliers sur un même cheval. Au verso, le Dôme du Rocher avec la légende :

+ DE TEMPLO : CRISTI

Utilisé par le maître de l'ordre Pierre de Montaigu (1219-1232) sur un accord passé entre les templiers et les hospitaliers (Saint-Jean d'Acre, 1221).

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L'original est un sceau de 25 mm. Légende en lettres romanes entre deux filets :

+ MIL- TEMPLI.SAL-

Il a été utilisé par Olivier de la Roche, maître de la milice du Temple en France (1225). L'original est en cire verte, avec un contre-sceau à l'Abraxas.

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Le sceau original est une matrice en bronze rouge, avec un anneau soudé à la partie supérieure du dos. Légende enre deux filets :

+.S.FRIS.ROBERTI.

Datée du XIIIe siècle, cette matrice a été découverte au XIXe siècle aux Biais (Loire-Atlantique) où se trouvait une commanderie templière, fondée vers 1140.

Il s'agit du sceau personnel du frère Robert, templier du pays de Retz.

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Ce sceau se trouve aux Archives Nationales de Paris (J. 198B, no 100). Il s'agit d'un sceau rond de 33 mm, équestre avec deux cavaliers. La légende est écrite en lettres romanes entre deux filets, avec triples points de séparation :

+ SIGILLVM MILITUM XPISTI 

Il a été utilisé en 1255 par Renaud de Vichier, maître de l'ordre et visiteur cismarin. L'original a été réalisé en cire jaune.

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