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Ce terme désigne l'équilibre idéal instauré par le démiurge solaire lorsqu'il organisa le monde la "première fois". C'est la marque du rapport harmonieux entre tous les éléments créés : c'est aussi bien la succession régulière des phénomènes célestes ou saisonniers que l'harmonie au sein de la société humaine, exprimée par la justice dans les rapports sociaux ou par la vérité dans l'expression morale. Maât est le principe qui fait que les objets ne se désagrègent pas, que les hommes vivent d'une manière vraie, que les lois divines se reflètent dans les lois humaines. Maîtresse d'œuvre de la vérité cosmique et de la justesse, elle est la règle d'or de l'univers.
Seul ce principe, reflet de la perfection originelle, doit inspirer l'action politique ou religieuse du roi tout au long de son règne. La principale mission de pharaon relève de Maât : in maât (amener Maât, organiser le pays, assurer son unité, sa stabilité), der isfet (repousser Isfet, en particulier repousser les ennemis). Sur les murs des temples, pharaon est souvent représenté faisant l'offrande de Maât à une divinité. Cela signifie que dans ses actes, il se conforme aux exigences de la déesse.
Maât exprime toutes les notions de l'aquilibre et de l'aplomb : l'honnêteté, la rectitude, l'exactitude, la justesse, l'équité, l'impartialité, la fidélité, la loyauté, la vérité, l'authenticité, la légitimité, l'intégrité, la légalité et l'harmonie.
Divinisée, Maât, est la fille de la Lumière primordiale, Rê et compagne de Thot.
Maât est symbolisée par une neter (déesse) surmontée d'une plume blanche, ou de la plume seule (souvent considérée comme une plume d'autruche). Maât est présente dans la scène du Dernier jugement, où elle est représentée sur la balance et sur un plateau, afin de peser le cœur (les actes) du défunt.
A Abydos, le temple était appelé «île de Maât».
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- offrande de Maât par
le pharaon Séti Ier, XIXe dynastie (Abydos) -
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